Aujourd'hui j'ai un nuage noir au-dessus de la tête. Tu sais, comme dans ces dessins animés, quand un personnage est grognon. Bah c'est moi. Depuis deux jours en fait.
Je me sens comme une élève à la rentrée des classes : pas du tout, mais alors pas du tout envie d'y aller.
Très courte nuit hier, pleine de ces appréhensions nocturnes, à se retourner dans son lit, à retourner ses pensées dans tous les sens. Insomnie du dimanche soir, bonsoir...
Et puis tous ces gens au boulot, dans le métro, dans la rue, qui envahissent mon espace vital. Pas envie de parler, pas envie de sourire, je suis grognon, je traîne des pieds, je suis ronchonchon et j'espère bien que ça se voit.
Mon travail est devenu source d'ennui et de stress. Mon travail qui pour moi est censé être un espace d'épanouissement et de réalisation (oui, vraiment, j'y crois). Mon travail est devenu un trou noir. J'ai beau savoir que ce n'est qu'une question de quelques semaines, là maintenant tout de suite je me sens déjà épuisée.
Et c'est dans ces moments-là que l'absence de l'autre se fait plus cruellement sentir. Il m'écouterait raconter mes emmerdes, et puis elles seraient oubliées au bout de cinq minutes. Une oreille, une épaule, un réconfort. Bateau, mais tellement évident dans ces moments là.
Et puis tu n'as pas répondu à mon texto.
Il y a des fois où je m'en fous, des textos sans réponse. Et puis il y a d'autres fois, comme celle-ci, où cela me touche. Où, on ne sait pas pourquoi, mais on est plus vulnérable.
Il y a des fois où l'on aimerait avoir droit à certains égards. Même s'ils ne sont pas légitimes. Mais on doit pourtant faire sans, et on se dit que ce n'est vraiment pas juste.
On rêve d'être traitée comme une princesse. Comme une reine, même.
Et en attendant, on se transforme en princesse dans ses rêves.